Qui accuse le Pasteur Nsanzurwimo ?
Des génocidaires "recyclés" et un rescapé !
jeudi 18 septembre 2008
Les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ?
Nous avons pu recueillir certains témoignages de personnes - qui nous ont contactés spontanément - qui le disculpent et qui expliquent pourquoi, selon eux, il est ciblé aujourd’hui mais re-visionnons d’abord le reportage de "Questions à La Une" de la RTBF daté du 3 septembre pour donner la parole à ceux qui l’accusent (10’50" à 17’05"). Un génocidaire condamné et un rescapé du génocide.
En ce qui concerne le premier, vous trouverez dans les réactions à nos articles ci-dessous des appréciations de sa crédibilité mais aussi dans un article de l’Agence Hirondelle. Accablant !
Tous ses co-accusés, des détenus comme lui, sont venus l’accabler. En plus des crimes dont il est formellement inculpé, tous l’accusent d’avoir créé « un réseau de corruption et d’intimidation, un échafaudage de fausses accusations pour incriminer des boucs émissaires, que nous acquittons pour la plupart », confie un juge gacaca à l’agence Hirondelle, en marge des débats.
Il déclare que Nsanzurwimo aurait distribué des armes avec un colonel Hakizimana. Si c’est le détenu Célestin Hakizimana qui est interviewé dans le reportage, d’après un major des anciennes Forces armées rwandaises à Bruxelles, il n’a jamais été officier supérieur des ex-FAR (les listes complètes sont disponibles).
En ce qui concerne la seconde personne, nous nous intéresserons d’abord au contenu de son intervention : le pasteur Joseph Nsanzurwimo aurait collaboré avec les autorités, le préfet de Cyangugu notamment, "dont on connaît le rôle dans le génocide des Tutsis au Rwanda". Le nom de ce préfet de Cyangugu pendant le génocide a été occulté mais il s’agit d’Emmanuel Bagambiki qui a été acquitté par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha et libéré après plusieurs années de détention. Il vit actuellement auprès de sa famille, en Belgique après que les autorités belges aient finalement accepté de l’accueillir. Ce second témoin pourra le rencontrer puisqu’il réside parfois dans le Royaume de Belgique.
"M. Nsanzurwimo n’a sauvé aucun Tutsi ou un ou deux comme d’autres grands tueurs ?!" Un Tutsi qui est prêt à témoigner pour lui nous a dit qu’il en aurait sauvé plus d’une centaine... dont son propre cousin !
Ce témoin avait un témoignage accablant contre M. Nsanzurwimo est il a fallu que la caméra de la RTBF se présente pour qu’il se livre !? La journaliste qui a mené cette enquête sait-elle ou a-t-elle su que parmi les accusateurs de "Camarade", il y avait un ancien diplomate posté à Bruxelles jusqu’en 2005 et dont le travail consistait aussi à s’informer sur ces présumés génocidaires. Pourquoi avoir attendu de quitter Bruxelles pour transmettre cette information (vague puisqu’elle n’est basée que sur le surnom que cette personne porte depuis fort longtemps).
Pourquoi accuser Nsanzurwimo ? Nous avons retrouvé des extraits d’articles de presse qui vont dans le sens de l’explication d’un de nos témoins à décharge : l’argent et le pouvoir ! L’argent et le pouvoir qui en découle ! Le pouvoir et l’argent qu’il procure. C’est encore valable aujourd’hui à Bruxelles où Nsanzurwimo prêche dans une salle bondée d’une ancienne brasserie de Molenbeek.
NKB 12/09/2008
À partir de 4’06"
Ethnisme, dictature et absence de dialogue au sein de l’ADEPR Pay-Pay Pius Gatambiye, Imvaho Nshya n° 1109, 25 - 31 décembre 1995, page 2
Où est IBUKA M & J ?
Les rescapés du génocide des Tutsis du Rwanda sont représentés en Belgique IBUKA Mémoire et Justice qui existe depuis le 16 août 1994. c’est en fait la première des Ibuka puisque même l’Ibuka du Rwanda n’a vu le jour que le 14 novembre 1995.
Les représentants des rescapés du génocide au Rwanda et rescapés eux-mêmes sont certainement les personnes qui sont les plus indiquées pour défendre les intérêts des survivants du génocide des Tutsis rwandais.
On se serait donc attendu que des représentants d’Ibuka ou des membres de cette association qui a pignons sur rue s’exprime sur les difficultés que rencontrent ses membres et les rescapés du génocide des Tutsis en Belgique du fait de la présence de certains de leurs anciens bourreaux.
Les témoins interviewés pour le reportage de la RTBF "Les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ?" ont évoqués des agressions verbales régulières qu’ils subissent en public lorsqu’ils rencontrent leurs tourmenteurs d’antan.
Que les dirigeants d’Ibuka - Mémoire et Justice aient ou non été contactés pour donner un point de vue, qu’ils aient ou non voulu s’impliquer ouvertement dans ce reportage, leur absence est un autre point faible de celui-ci.
Auraient-ils dit autre chose, se seraient-ils exprimés autrement que les individualités qui se sont exprimées ? Très certainement car ils ne l’auraient pas fait anonymement en prétextant des risques de représailles - ils dénoncent publiquement et depuis fort longtemps la présence de suspects du génocide sur le sol belge et la diffusion de la propagande qui nie ou relativise le génocide - et ils auraient fourni des détails quant aux agressions verbales que subissent leurs membres ou plus généralement les rescapés du génocide des Tutsis vivant en Belgique, de la part des présumés génocidaires et éventuellement des autres Rwandais.
NKB 08/09/2008
*Souviens-toi !
Les Habyarimana et "les génocidaires parmi nous"
Le reportage sur les Rwandais suspects de génocide vivant en Belgique a repris des images de la famille de feu Juvénal Habyarimana en compagnie de M. Séraphin Rwabukumba - un des quatre Rwandais présumés génocidaires par le reportage - cousin de Mme Agathe Kanziga-Habyarimana. Ni la sœur ni le frère...
Le commentaire du journaliste qui présentait cette séquence (le lien à l’extrait du journal parlé est ci-dessous) a été "on voit la panique dans le regard". Ce qu’il ne savait sans doute pas ou plus, c’est que ces images dataient de 14 ans.
La panique qu’il décelait n’était bien évidemment pas dûe au reportage mais très certainement au départ précipité à l’étranger de toute la famille présidentielle suite à l’assassinat de son chef et à la reprise généralisée des hostilités entre l’Armée patriotique rwandaise (APR) et les Forces armées rwandaise (FAR).
NKB 05/09/2008
Revoilà Valérie Bemeriki de la RTLM !
La journaliste Marianne Klaric de la RTBF a trouvé quatre présumés génocidaires rwandais en Belgique, dans la région bruxelloise. Un exécutant (dont on ne connait que le surnom très répandu au Rwanda, au Burundi et au-delà !), un pasteur de l’église pentecôtiste au Rwanda (qui aurait collaboré dans le génocide avec un ancien préfet de Cyangugu blanchit par Arusha), un ancien ministre du régime déchu et fils du président provisoire de la transition entre la fin de la tutelle et l’indépendance (qui avait une "barrière" près de chez lui, barrières que l’on pouvait aussi trouver devant des habitations de victimes du génocide) et un ancien cadre de la Banque nationale du Rwanda (BNR) reconverti dans les affaires et proche de la famille de feu le Président Habyarimana (qui attend toujours les preuves contre lui).
Ils seraient toujours en liberté faute de preuves parce qu’il n’y a soit pas de dossier contre eux soit que les personnes qui témoigneraient à charge ont peur de représailles...
Elles n’ont pas eu peur de participer à l’émission et dans des dossier établi contre les membres de ce quatuor leurs noms et leurs photos n’apparaîtraient pas nécessairement.
Dans les cafés rwandais de Bruxelles, l’émission a été suivie avec grande attention sur les postes de télévision allumés d’habitude pour les grands matchs de foot internationaux.
Les réactions étaient double . A voix haute : "Mon Dieu, c’est terrible qu’est ce qui va nous arriver", à voix basse : "Tu as vu ! Ils n’ont pas parlé de tel et de tel !" ou "Chacun est reponsable individuellement de ses actes".
Un reproche sur le choix de certains "témoins" : des agents du régime de Kigali et des détenus vedettes condamnés pour génocide (Valérie Bemeriki, présentatrice de la RTLM, toujours elle !). Si les "témoins" potentiels en Belgique "ont peur" que dire de l’état d’esprit des Rwandais au Rwanda et surtout des locataires de la prison "1930" !
Notre question toujours à La Une : les criminels de guerre et de paix rwandais sont-ils parmi nous ?
NKB 04/09/2008
La question du jour qui nous était posée mercredi soir le 03 septembre 2008 par la Radio télévision belge francophone (RTBF) était "Les génocidaires sont-ils parmi nous ?" Présentation du journal parlé
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Y a-t-il un génocidaire dans la salle ?
Le reportage que la RTBF a consacré aux présumés génocidaires rwandais vivant en Belgique est attendu comme un match de finale de coupe du monde dans la communauté rwandaise de Belgique. Des centaines et très probablement milliers de rwandais - belges d’origine rwandaise et rwandais-rwandais - s’apprêtent à suivre l’émission Questions à la Une qui a choisi de se plonger dans nos histoires.
Contrairement à un match de football : les équipes qui vont s’affronter ce soir ne sont pas connues. Va-t-il opposer des génocidaires Hutus à des criminels de guerre Tutsis ? Va-t-on assister à un débat sur la réconciliation entre victimes Hutus et Tutsis et leurs bourreaux communs, les génocidaires Interahamwe ? Les criminels de guerre Tutsis seront-ils de la partie ?
Qui seront les juge arbitre ? Des personnalités neutres et indépendantes et surtout honnêtes qui connaissent bien le dossier rwandais ou des parties prenantes intéressées au conflit rwando-rwandais ?
Qui est sur le terrain ? Qui est dans les gradins ? Qui sont les rescapés qui vont s’exprimer ce soir ? Sont-ce uniquement des rescapés du génocide des Tutsis au Rwanda ? Parlent-ils au nom de tous les rescapés ? Les Tutsis rwandais sont-ils les seuls à pouvoir s’exprimer sur la présence de présumés génocidaires rwandais sur le sol belge ?
Lors que nous avons rencontré la journaliste qui a mené l’enquête qui nous vaut ce match au sommet, c’était à l’occasion d’une manifestation de Rwandais opposés au régime de Kigali. Il y avait essentiellement des Hutu mais aussi quelques Tutsis. La journaliste n’allait bien entendu pas nous dire qu’elle recherchait des génocidaires. Son reportage nous a-t-elle dit alors était consacré à la réconciliation entre les Rwandais.
Dans la bande-annonce du reportage certains témoins rescapés du génocide des Tutsi se plaignent d’être harcelés par leurs anciens bourreaux ici même en Belgique. Si la journaliste avait poussé un peu plus ses recherches elle aurait rencontré des taximen Tutsis – rescapés du génocide - et des Hutus travaillant côté à côte dans les rues de Bruxelles. Elle aurait pu voir des Tutsis et des Hutu assis à la même table ou les uns à proximité des autres dans plusieurs cafés rwandais de Bruxelles. Elle aurait même pu assister à un mariage dit mixte en Belgique entre un Hutu et une Tutsi !
Même sans avoir vu le match et sa fin nous pouvons d’ores et déjà dire que si réconciliation il devait y avoir au Rwanda ce ne serait pas entre les victimes et les bourreaux ni entre les extrémistes des deux camps. Cette réconciliation n’est pas entreprise et ne sera pas réalisée par le régime de Kigali qui est juge et partie au conflit. Cette réconciliation est vécue au jour le jour dans la vie quotidienne en Belgique et ailleurs entre Hutus et Tutsis de bonne volonté et de bonne foi et qui n’ont rien ou très peu à se reprocher en terme de participation au génocide, aux crimes de guerre et aux actes de vengeances contre des innocents.
Des génocidaires présumés en Belgique ? Bien sûr qu’il y en a ! A commencer par le chef milicien des Interahamwe du MRND Ephrem Nkezabera dont le procès débutera bientôt, ici même.
NKB 03/09/2009
Pour le parti politique les FDU, il s’agit ni plus ni moins et a priori du lynchage médiatique de toute une communauté et elles proposent à la direction de la RTBF d’organiser un débat contradictoire pour éclairer (l’écran de) ses téléspectateurs [et de ses journalistes, par la même occasion].
02/09/2008
Le Vif : Des tueurs parmi nous
RTBF : Les génocidaires parmi nous
L’émission télévisée hebdomadaire de la Radio télévision belge francophone (RTBF) Questions à la une a programmé pour le mercredi 3 septembre, un reportage consacré aux Rwandais vivant en Belgique et suspectés d’avoir pris part au génocide des Tutsis du Rwanda.
Nous avions rencontré par hasard l’équipe de reportage de la RTBF à la fin du mois de juin à Bruxelles lorsqu’elle "couvrait" une manifestation de Rwandais exilés. Elle avait pu filmer et interviewer à volonté ses participants. Qu’en a-t-elle fait ? Nous le verrons mercredi soir mais nous en avons déjà un avant-goût grâce à une annonce où s’exprime des personnalités bien connues...
Ce n’est pas la première fois que des journalistes belges s’intéressent à la présence sur le sol belge de présumés génocidaires rwandais et à d’éventuelles tensions entre Bahutus et Batutsis.
Au mois d’avril dernier - la période de la commémoration du génocide au Rwanda où la tension monte sensiblement - des rumeurs de harcèlement de Tutsis par des Hutus avaient été reprises par Le Soir - un des deux plus importants quotidiens francophone de la capitale belge - notamment . Elles ont été disqualifiées par certains (D. Mushayidi notamment) et d’autres qui pensaient qu’il s’agissait d’une campagne contre les Hutus, avaient envisagé d’entamer des poursuites judiciaires.
Nous avons aujourd’hui, affaire avec ce reportage à un titre plus sensationnel que celui du Vif l’Express de l’an dernier. Les génocidaires parmi nous au lieu Des tueurs parmi nous. Si notre mémoire est bonne, cet article du journaliste François Jane d’Othée avait coïncidé avec le procès du major Bernard Ntuyahaga (et Le procès du FPR écrit par Serge Desouter).
Il y avait eu l’an dernier des réactions de la part de personnes mises en cause nommément par M. Jane d’Othée. Nous allons les rechercher puisqu’il est fort probable qu’elles soient de nouveau évoquées étant donné que les sources sont vraisemblablement les mêmes. Suivez mon regard...
NKB 01/09/2008
La Lettre de Shingiro au Journal "Le Vif/L’express"
Les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ?
de Marianne Klaric
Radio télévision belge francophone, première chaîne (RTBF1), 3 septembre 2008, Questions à la Une
Ça va chauffer !
Notre dossier
Beaucoup d’Interahamwe en Belgique ?
Machettes rwandaises à Bruxelles ?
Cafés rwandais à Bruxelles : ségrégation ethnique ?
Hutu - Tutsi : c’est la guerre à Bruxelles ?
Documents joints
Forum
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Chez Pasteur Joseph Nsanzurwimo ceci et cela15 septembre 2008, par "Edwin Manzi"
"Kwa Nsanzurwimo abatutsi bahasengera bararebwa ikijisho" (Reine Mugabekazi) Chère Reine Mugabekazi,
J’avais cru comprendre que les tutsis étions intelligents, mais là tu nous fais honte.
Hier il était question des tutsis qui quittent le Rwanda (un pays en paix, gouverné par des sauveurs de l’humanité) pour se retrouver nez à nez dans les métros, bus , trams etc… avec les « présumés génocidaires ». Dans la foulé, dit-on, ils se font traiter des noms d’oiseaux.
Aujourd’hui tu ne rapportes le cas de ces mêmes tutsis qui, à la sortie du métro, bus, tram etc …, se rendent chez le Pasteur Joseph Nsanzurwimo pour se faire regarder d’un mauvais œil !!!
L’Eglise du Pasteur Joseph Nsanzurwimo devrait avoir les portes grandement ouvertes pour laisser entrer et sortir qui veut. Les gens qui sont à Bruxelles pourront nous renseigner si ce lieu de culte est devenu le prolongement de la fameuse 1930.
By the way, ça couterait combien l’ouverture à Bruxelles d’un lieu de culte dédié exclusivement aux rescapés tutsis ? Je suis prêt à y contribuer.
Vous y allez fatalement mal mes gars. Maintenant que vous nous avez confirmé que cette Eglise est tout au moins multiethnique, qu’il n’y ait pas un qui vient nous raconter l’inverse (et le contraire de l’inverse).
"Edwin Manzi"
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Qui accuse le Pasteur Nsanzurwimo ?13 septembre 2008, par avica@avica.org
L’asbl AVICA tiens à préciser que le Prof. Filip Reyntjens n’est pas membre de l’asbl AVICA et qu’il n’a pas été consulté de près ni de loin dans la rédaction de la lettre d’AVICA qui alimenter les discussions sur internet.
Par ailleurs, nous tenons à préciser qu’il ne s’agit pas d’une lettre ouverte, mais d’une lettre adressée à deux responsables. Néanmoins, nous apprécions les diverses initiatives de faire connaitre le contenu de cette lettre y compris celle de Mme Ferauge, mais nous n’assumons pas tous les commentaires libres ou les messages qui accompagnent ces initiatives personnelles, celles-ci n’engagent que leurs auteurs.
Fait à Bruxelles, le 03/09/2008
AVICA asblwww.avica.org
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Où est IBUKA M & J ?9 septembre 2008
La réponse à votre question est dans le message initial, je ne vais faire que reprendre quelques longs extraits. Je pense quant à moi que les présumés génocidaires, les génocidaires incarcérés, les survivants du génocide (membres d’Ibuka ou pas), les témoins directs du génocide ne sont pas les personnes les plus objectives pour parler d’elles-mêmes. Il y a parmi les témoins directs des innocents qui n’étaient ni ciblés ni bourreaux qui ont vraiment vu et qui ne mentent pas pour sauver leur tête ou pour enfoncer leurs ennemis politiques, etc..
Les représentants des rescapés du génocide au Rwanda et rescapés eux-mêmes sont certainement les personnes qui sont les plus indiquées pour défendre les intérêts des survivants du génocide des Tutsis rwandais.
On se serait donc attendu que des représentants d’Ibuka ou des membres de cette association qui a pignon s’exprime sur les difficultés que rencontrent ses membres et les rescapés du génocide des Tutsis en Belgique du fait de la présence de certains de leurs anciens bourreaux.
Auraient-ils dit autre chose, se seraient-ils exprimés autrement que les individualité s qui se sont exprimées ? Très certainement car ils ne l’auraient pas fait anonymement en prétextant des risques de représailles - ils dénoncent publiquement et depuis fort longtemps la présence de suspects du génocide sur le sol belge et la diffusion de la propagande qui nie ou relativise le génocide - et ils auraient fourni des détails quant aux agressions verbales que subissent leurs membres ou plus généralement les rescapés du génocide des Tutsis vivant en Belgique, de la part des présumés génocidaires et éventuellement des autres Rwandais"
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Où est IBUKA M & J ?9 septembre 2008
Ayez l’amabilité d’expliquer en quoi la journaliste qui a préparé l’émission sur les génocidaires rwandais en Belgique aurait gagné à interviewer le porte parole d’Ibuka Mémoire et Justice en Belgique. En effet, la journaliste a opté pour des interviews croisés tour à tour avec les présumés génocidaires, les génocidaires incarcérés, les survivants du génocide (membres d’Ibuka ou pas), les témoins directs du génocide et les personnes (belges et rwandais) en charge des dossiers de justice, ce qui est une démarche très professionnelle.
Vous êtes sans ignorer que le porte parole actuel d’Ibuka en Belgique n’est ni génocidaire présumé, ni rescapé direct du génocide ; en quoi son point de vue ou son témoignage rendrait-il l’émission plus pertinente ?
Kabango Vianney [pseudo d’une des personnes qui a été interviewée à visage découvert dans le cadre de ce reportage]
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Où est IBUKA M & J ?13 septembre 2008
Entre un malade et son docteur qui parlera le mieux de la maladie en question ? Entre un avocat et son client qui défendra le mieux le dossier ? Entre un automobiliste et son garagiste, etc. etc. Idem pour les représentants d’Ibuka - la fébération des associations de rescapés du génocide au Rwanda - en Belgique puisque le reportage n’était pas le génocide des Tutsis au Rwanda mais la présence de génocidaires en Belgique dont certains harcéleraient les rescapés de ce génocide.
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Où est IBUKA M & J ?9 septembre 2008, par "Rwemalika Théoneste"
Bonjour Monsieur Faustin Kagame,
Vous écrivez ceci : « Plus grave encore que la terrible « confession » d’ « avoir mené des enquêtes notamment à Kigali », la journaliste de la RTBF est accusée de « soumettre toute une communauté à un lynchage médiatique »…
Mais quelle communauté ? Celle des génocidaires rwandais en cavale dont les Forces démocratiques unifiées seraient donc une sorte de lobby chargée de défendre l’honneur et la réputation ? Enorme aveu involontaire ! »
Vous avez entièrement raison ! Figurez-vous qu’avant la diffusion même de cette émission dont on connaissait seulement le titre : « Les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ? », AVICA asbl, une autre association politique rwandaise dirigée par Elysée Ndayisaba, a écrit au Directeur Général du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour demander un… droit de réponse !
Eh bien, voilà un autre « Enorme aveu involontaire » !
Bonne journée.
"Rwemalika Théoneste"
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Où est IBUKA M & J ?9 septembre 2008, par envoyé par "Ngenzi Patrick"
A propos de la lettre de mise en garde envoyée au Directeur de la Radio-Télévision belge RTBF par ce groupement qui se dénomme « Forces démocratiques unifiées », une observation intéressante se dégage.
Coupable de programmer une émission intitulée « les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ? », la télévision belge francophone s’est attirée les foudres dudit groupement en ces termes : « Dans un contexte de relations difficiles au sein de la communauté rwandaise, une telle initiative de la part de la RTBF ne vise qu’à brouiller les pistes et ajouter de l’huile sur le feu »…
Et d’ajouter, deux jours avant la diffusion de cette émission dont le titre suffit à justifier l’intérêt aux yeux de toute personne normale, qu’ « en effet, l’intitulé du titre(sic) ne laisse l’ombre d’aucun doute sur le contenu de cette émission, dont la journaliste confesse avoir mené des enquêtes notamment à Kigali ».
Plus grave encore que la terrible « confession » d’ « avoir mené des enquêtes notamment à Kigali », la journaliste de la RTBF est accusée de « soumettre toute une communauté à un lynchage médiatique »…
Mais quelle communauté ? Celle des génocidaires rwandais en cavale dont les Forces démocratiques unifiées seraient donc une sorte de lobby chargée de défendre l’honneur et la réputation ? Enorme aveu involontaire !
FK (Faustin Kagame ?)
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Les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ? RTBF, 03/09/08 "questions à la une"8 septembre 2008, par Kabango Vianney
La journaliste pose une question sur un sujet de notoriété universelle, je me demande quant à moi pourquoi elle n’affirme pas que les génocidaires rwandais sont parmi nous en Belgique et que non seulement ils se la coulent scandaleusement douce mais aussi et surtout, ils harcèlent leurs victimes et les font carrément taire pour enfoncer ensuite le clou en profanant la commémoration du génocide perpétré contre les Tutsi et en réussissant à ne pas être poursuivi par la justice d’un côté, et en fabriquant des crimes imaginaires contre ceux qui ont vaincu les génocidaires, d’un autre côté. Plus cruels, ils mènent ce combat d’intoxication et de négationnisme en empruntant l’habit d’opposant politique. Faut-ils citer des noms de soit disant opposants politiques alors que génocidaires ? commençons par ceux qui sont listés sur Interpol.
Avant même que l’émission en objet ne soit diffusée, les génocidaires et leurs protecteurs idéologues et négationnistes du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 au Rwanda, se sont couverts d’habits d’opposants politiques (je le répète) pour diffuser des désinformations et intoxications négationnistes. Dans la normale des choses, le négationnisme qui constitue la dernière et cruelle étape de la perpétration d’un génocide, est sévèrement puni.
Les déclarations de la nommée Ingabire Victoire, déclarations incessantes depuis déjà trois ans au nom du parti politique dont elle est présidente, se passent de commentaires ; il s’agit bel et bien des déclarations aussi bien négationnistes du génocide que idéologies du génocide, qu’elle cherche à faire passer pour des déclarations d’opposition politique au système dirigeant actuellement le Rwanda.
Concernant spécifiquement l’émission du 03.09.08 à 20H20 à la RTBF, oser déclarer que faire passer un débat sur les génocidaires que la communauté des humains se doit de juger pour le crime des crimes qu’ils ont commis, est une campagne qui attise la haine, revient dans le chef des FDU-Inkingi, à insulter cette même communauté des humains et particulièrement une de ses institutions, la RTBF, que ce soi disant parti politique d’opposition (FDU) au régime en place au Rwanda, traite de tous les maux. Ce combat des génocidaires et leurs amis "politiciens" est en fait, une intimidation et un harcèlement de quiconque se décide à les dénoncer. Les voilà aujourd’hui qui harcèlent la RTBF comme ils le font pour les Tutsi rescapés du génocide.
Quant aux allégations d’Ingabire Victoire du genre "la RTBF n’a jamais tenté d’organiser un débat contradictoire pour essayer de démêler les faits de la propagande et ainsi offrir aux spectateurs et auditeurs une information sans parti pris", j’ai bel et bien constaté que la journaliste Marianne Klaric, a tout fait pour interviewer aussi bien les victimes du génocide que les présumés génocidaires et les génocidaires déjà jugés et condamnés comme tel.
Kabango Vianney [pseudo d’une des personnes qui a été interviewées à visage découvert dans le cadre de ce reportage]
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Les génocidaires rwandais sont-ils parmi nous ? RTBF, 03/09/08 "questions à la une"9 septembre 2008
Voudriez-vous seulement dire que les organisations d’opposition au pouvoir en place au Rwanda n’ont pas lieu d’être ici en exil et qu’elles serviraient plutôt de caisse de résonnance des "génocidaires".
Ikindi kandi, ni kuki bamwe murimwe mutemera/za ko ingoma ya RPF yamennye amaraso y’abanyarwanda benshi, kandi ibahora ubwoko bwabo gusa ? Mukihutira kuvuga ngo ibyo n’ibihimbano by’abajenosideri ! Kuri mwebwe noneho rero, abo bantu bose ni abasazi, ntana preuve n’imwe bashobora gusohora !?
Je vais te faire une révélation : le régime de Paul Kagame, lui-même et une partie de son armée, n’ont pas et n’ont jamais eu aucune approbation totale ni aucun soutien inconditionnel de toute la population rwandaise, ni au Rwanda aujourd’hui comme avant, ni dans toutes les diasporas rwandaises disséminées dans le monde après avoir fui les guerres. Il faut dire qu’ils ont violé toutes les lois et commis des crimes immondes au cours de cette invasion d’un pays qui, par ailleurs, n’en avait pas besoin et dont la population dans sa majorité n’aspirait qu’à vivre en paix. Ils ont forcé la porte qui, pourtant, allait leur être ouverte dans des conditions de paix et de respect des droits humains fondamentaux ; ils ne voulaient que le pouvoir, rien que le pouvoir, la domination et la suprématie. Et ça, personne n’en voulait plus jamais depuis l’indépendance. Au Rwanda et dans la diaspora, les gens rejettent cette arrogance des temps révolus représentée, à leurs yeux, par les returnees et le RPF. Usesengure wumve icyo nashatse kuvuga, wamugani wa Sindikubwabo.
Personne ne proteste au pays, mais, comme toujours, tout se trouve dans les coeurs et les mémoires.
Le peuple rwandais n’est tenu que par l’intimidation et la menace. Figure-toi que si une guerre éclatait à nouveau, elle opposerait une partie de la population à ce régime qui a, en fait, toujours été considéré comme étranger. Ca lui colle à la peau. Au moins elle, à son temps, la monarchie avait un minimum de soutien de la population dans son ensemble parce qu’elle était quelque chose d’endogène. Mais personne ne veut de ces returnees qui ont accaparé tous les pouvoirs et toutes les fonctions stratégiques.
Vous ne perdez rien pour attendre.
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Les Habyarimana et "les génocidaires parmi nous"7 septembre 2008, par Edwin Manzi
Deux petites observations par rapport à ce que j’ai vu dans cette émission :
1. J’ai vu qu’il ya des gens qui se plaignent de fuir le Rwanda pour aller malheureusement se faire traiter de cafards par les « présumés génocidaires » à Bruxelles. Pourquoi doivent-ils fuir le Rwanda alors qu’il est supposé être gouverné par des « sauveurs » qui ont arrêté le génocide ? Ne seraient-ils pas en fait et en réalité en train de fuir les véritables génocidaires [...] à Kigali pour aller côtoyer les « présumés génocidaires » à Bruxelles ?
2. Quel crédit accordez-vous au témoignage d’un prisonnier comme Grégoire Nyirimanzi qu’un juge gacaca décrit comme suit : « …Tous ses co-accusés, des détenus comme lui, sont venus l’accabler. En plus des crimes dont il est formellement inculpé, tous l’accusent d’avoir créé « un réseau de corruption et d’intimidation, un échafaudage de fausses accusations pour incriminer des boucs émissaires, que nous acquittons pour la plupart », confie un juge gacaca à l’agence Hirondelle, en marge des débats… » (source http://fr.hirondell enews.com/ content/view/ 1792/325/).
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Qui est le témoin à charge Fidèle Uwizeye ?6 septembre 2008
Les témoins à décharge sont considérés comme complices des génocidaires.
Ainsi, dernièrement, l’ancien Préfet de Gitarama et Directeur au Ministère de l’Intérieur, Fidèle UWIZEYE, a été arrêté et emprisonné car il était allé à Arusha témoigner en faveur de l’ex Bourgmestre de Taba, Jean Paul AKAYESU.
c) Arrestation et disparition de Monsieur Fidèle UWIZEYE, témoin à décharge du TPIR : M. Fidèle UWIZEYE a été arrêté le 1er Mai 1998 aux environs de 17 heures à son domicile à Kimihurura. Agent du Ministère de l’Intérieur, du Développement Communal et de la Réintégration sociale (MININTER), il était chargé de la Direction duDéveloppement communal. Il fut également Préfet de GITARAMA avant la tragédie d’avril 1994. Son arrestation fut opérée par le Major MACUMU Augustin G2 de la Gendarmerie nationale. Conduit à la Brigade de Remera, il fut transféré dans un endroit inconnu depuis le 5 mai 1998. Par après, son épouse put le retrouver dans un état critique à la prison de Kimironko située à Remera dans la capitale Kigali. En mars 1998, il avait été cité et entendu, par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, comme témoin à décharge dans le procès de l’ex-Bourgmestre de TABA, Jean Paul AKAYESU. Il serait détenu pour cette raison.
Me Frédéric Weyl (France), l’avocat de l’ex-président de l’ancien parti au pouvoir au Rwanda, Matthieu Ngirumpatse, un des accusés, a suggéré que Uwizeye s’était « excusé » auprès du procureur général du Rwanda après avoir été témoin à décharge, en mars 1998, dans le procès Akayesu. Des excuses similaires auraient été également adressées au procureur adjoint du TPIR, selon Me Weyl.
Akayesu a été condamné à l’emprisonnement à vie par le TPIR et purge sa peine au Mali.
Fidèle Uwizeye a reconnu avoir contacté ces autorités, mais a nié que la raison était de leur demander pardon. « Lorsque je suis allé voir ces personnalités, c’était pour protester contre le comportement de l’avocat d’Akayesu et non pour demander pardon pour quoi que ce soit », a-t-il déclaré.
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Les Habyarimana et "les génocidaires parmi nous"5 septembre 2008, par BAHATI
[...]. Quand on voit les reportages comme ceux de Mme Kralic, on a la confirmation du fait que [...]s’est vouée à la cause du FPR et sert infiniment ses interets. Le jeu est simple quand on a peur que l’autre ne marque des points on va le diaboliser ou le faire perdre du credit.
Cette stratégie [...] est la même que celle Kagame c-àd terroriser et diviser les hutus en faisant de faux enquêtes pour en conclure que les "génocidaires sont parmi nous". J’ai toujours pensé que en Belgique il y avait encore une catégorie de gens qui ont la nostalgie du passé quand ils vivaient des malheurs des rwandais.
Avec ce reportage on découvre que pour certains belges, les rwandais sont et resteront leurs outils. Ah oui ! Pas besoin de faire un reportage objectif, on va dire ce que l’on veut pourvue que ça divise et que ça captive l’attention des naïfs. Pas satsifait du rôle très important joué dans le drame rwandais, ils en veulent encore plus. ON A ENFIN COMPRIS CE JEU. C’EST DIGNE DES GENS QUI ONT PERDU LEUR HUMANITE.
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Les génocidaires et la RTBF5 septembre 2008
One peut pas comprendre comment des arrangements se font pour identifier les prisonniers prêts a témoigner contre les autres accuses de génocide alors qu’ils sont eux des accuses.
Cela peut être aussi cause par la jalousie légendaire des Rwandais entre eux qui sont jaloux des autres qui ne sont pas en prison. Cette jalousie rwandaise touche partout. On se sent content quand quelqu’un d’autre peut souffrir comme vous ou quand il a des problèmes.
Une autre explication : On donne des promesses aux prisonniers qu’ils seront liberes s’ils accusent quelqu’un. Cela c’est passe avec Mme Bemeliki de RTLM. Des rapports des ONG des droits de l’homme ont confirme que les détenus même acceptent les crime qu’ils n’ont commis pour etre liberes. On ne peut donc pas être étonne de ces témoignages des prisonniers.
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Les génocidaires et la RTBF5 septembre 2008, par Ndahimana Joseph
L’émission de la RTBF du mercredi 03 août 2008 a soulevé beaucoup de réactions fanatiques, émanant essentiellement du coeur de leurs auteurs. Les uns aplaudissant l’émission, les autres se sentant obligés de la dénoncer avant même de l’avoir regardé.
Etant elle-même irrationnelle, cette émission n’a pas été à même de susciter un véritable débat de fond sur la question, pourtant sérieuse, du poids énorme du génocide et des autres crimes contre l’humanité qui ont été commis contre le peuple rwandais.
Pourtant, la thèse de départ selon laquelle en Belgique ou ailleurs dans le monde, il subsiste des défenseurs acharnés des logiques qui ont conduit au génocide des Tutsi et au massacre des familles entières d’opposants, est loin d’être erronée.
Sous prétexte de liberté de pensée en effet, des gens se surprennent, encore à nos jours, à justifier pourquoi il a été et est "loyalement" envisageable d’ôter la vie à toute une famille, au nom de la lutte contre un mouvement politico-militaire, en l’occurrence le FPR.
Malheureusement, à voir le caractère simpliste et superficiel de l’émission, l’on peut légitimement se demander si elle n’a pas été uniquement destinée à alimenter la polémique vaine soulevée par le lancement de mandats d’arrêts internationaux contre de hauts dignitaires du régime de Kagame.
La RTBF donne ainsi l’impression de ne pas encore avoir digéré le fait patent que des criminels se comptent aussi bien dans le camps supposé avoir arrêté le génocide des Tutsi que dans celui qui l’a commis.
Le choix biaisé des intervenants de cette émission, de même que la vacuïté des arguments qui ont été avancés par ces acteurs pour dénoncer un état de fait pourtant plausible (l’existence de criminels en liberté), prouve le caractère tout au moins précipité et amateuriste des concepteurs et réalisateurs de l’émission.
Sinon, pour quiconque garde en mémoire les reportages de madame Elisabeth Burdot ou monsieur Frédéric François, il y a lieu de se demander si le sérieux réputé de la RTBF n’est plus qu’une légende. Il serait souhaitable que les responsables de la RTBF, comme d’ailleurs ceux des autres média belges ou internationaux mettent les pendules à l’heure, et s’habituent à tenir compte de la globalité de la problématique de la criminalité d’Etat au Rwanda.
C’est à cette seule condition d’admettre qu’un criminel en vaut un autre que la presse internationale pourra contribuer utilement à l’éclosion de la vérité et à la réconciliation rwandaise.
Sans quoi, l’on demeurera dans une sorte de réactionnisme où en réaction aux accusations fondées portées contre le régime du FPR, certains se confinera dans le rôle, ridicule, de diffuser des émissions lapidaires dont le but ne sera, au bout du compte, que d’entretenir la confusion.
Joseph
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Quatre Rwandais présumés génocidaires à Bruxelles5 septembre 2008, par Cyprien Munyensanga
L’école de pensée belge en matière d’investigation criminelle « sous les tropiques », initiée au début des années 90 au Rwanda par ..... ......... et associés, continue de produire des disciples dont le talent est, sans conteste, à la hauteur de celui des Maîtres !
La journaliste Marianne Klaric de la RTBF en est un exemple patent ! Parmi les caractéristiques de cette « école », on retrouve toujours le recours à des « repentis » dont on se fout éperdument de vérifier la crédibilité et les conditions de déposition de leurs témoignages !! !
Dans le cas précis du reportage de la RTBF, le cas d’un certain Grégoire Nyirimanzi, ancien conseiller municipal du secteur Nyakabanda de la Ville de Kigali, rappelle curieusement celui d’un autre ancien « repenti », Janvier Afrika, qui a fait des vagues en son temps !
En effet, Grégoire Nyirimanzi charge sans le moindre scrupule le Révérend Joseph Nsanzurwimo, un homme d’Église connu et respecté de tous, qui n’a aucune poursuite judiciaire à son encontre au Rwanda où, pourtant, il faut si peu pour avoir un dossier « bien étoffé » ! Il est proprement scandaleux de voir comment la journaliste, dans son « enquête », balaie du revers de la main les témoignages à décharge des habitants qui côtoyaient au jour le jour le Pasteur dans son quartier, pour plutôt faire crédit aux « aveux du repenti » !
Mais le comble n’est pas encore là ! Croiriez-vous, en effet, que ce Grégoire Nyirimanzi a été acquitté de toutes les charges qui pesaient sur lui, aussi bien au 1er degré qu’en appel, dans son procès devant les tribunaux Gacaca du secteur Nyakabanda, malgré ses propres aveux dans le reportage, quant à son implication dans les « préparatifs du génocide » ?!!
Il semble qu’une procédure de révision de son procès soit maintenant en cours, mais a-t-elle la moindre chance d’aboutir quand on lit dans les dépêches que, dans le procès « en révision », on y parle plus du rôle de Joseph Nzirorera que des charges qui pèsent contre l’accusé ?!
Pour vous en convaincre, vous pourrez lire la dépêche suivante de l’agence d’informations Hirondelle :http://fr.hirondell enews.com/ content/view/ 1792/325/ De là à se demander si les faux témoignages de l’ex-conseiller municipal ne seraient tout simplement qu’une monnaie d’échange contre l’indulgence hors du commun qu’il semble bénéficier au niveau des Gacaca, il n’y a qu’un pas que je fais vite de franchir !
Et, sur le reste du reportage, je passe sur les accusations à l’emporte-pièce, du genre : « On nous traite de… » ; « Ils nous disent que… » ; etc sans pour autant donner le moindre fait précis et circonstancié ! Je remarque également qu’il s’agit toujours des mêmes inquisiteurs en chef qui conduisent inlassablement les charges : de Rusesabagina qui était dernièrement leur cible privilégiée jusqu’à Shingiro, en passant le Révérend Nsanzurwimo et autres Camarade !
Sans oublier Séraphin Rwabukumba qui, pourtant, contrairement à beaucoup d’autres membres éminents de l’entourage de Habyarimana, a toujours cultivé la discrétion et s’est toujours tenu à l’écart des joutes politiques, du moins en public ; mais dont la légende populaire continue à faire croire qu’il tenait « la caisse de l’Akazu » !!!
Mais j’oubliais que, pour nos mêmes inquisiteurs, rester propre quand on a un lien familial avec Juvénal Habyarimana est du domaine de l’impossible ! Ces « histoires belges » seraient vraiment drôles, comme disent les Français, s’il n’y avait pas seulement des rivières de sang et de millions de victimes dont les rangs ne cessent de grossir et qui ne peuvent prétendre à aucune forme de justice !
Cyprien Munyensanga
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Quatre présumés génocidaires rwandais à Bruxelles4 septembre 2008
L’émission sur les génocidaires rwandais. Ce que Madame KLARIC n’a pas dit
Je viens de suivre l’émission de Marianne Klaric. Je pense que je dois prendre suffisamment de temps pour avoir du recul nécessaire. Comment peut-on avoir un jugement bien équilibré après avoir regardé les images atroces qui débutent l’émission et qui y sont régulièrement montrées ? La Belgique traverse actuellement une crise politique sans précédent et les téléspectateurs de la RTBF ont besoin d’un peu de répit. Mais la distraction choisie par la journaliste est de mauvais gout. Je reviendrai certainement un jour sur l’émission, mais je me pose déjà quelques questions :
1) La journaliste a-t-elle réfléchi suffisamment sur la qualité de ses témoins ? Que peut-on dire quand on vient vous chercher en prison et que l’on vous interroge en présence des gardiens armés ? Je pense ici à des personnes comme Valérie Bemeriki, Grégoire Nyilimanzi, etc.
2) La journaliste, en se fiant sans réserve à des procureurs rwandais, pense-t-elle que ces derniers sont indépendants ? N’est-elle pas au courant que ce sont des hommes mis en place pour défendre les intérêts du pouvoir ?
3) La journaliste sait-elle que ce régime est expert dans la fabrication de faux témoignages ? Il lui suffira de penser à l’affaire Guy Theunis ou de lire le rapport que le régime vient de publier contre la France. Si ces gens sont capables d’imaginer les accusations les plus graves contre des hommes politiques et militaires français, que peuvent-ils faire contre les petites gens qui n’ont aucun Etat pour leur venir en aide ?
4) La journaliste sait-elle que les gens qui l’ont aidé dans son enquête ont, eux aussi, de très lourdes responsabilité s dans le génocide rwandais ? Quel crédit peut-elle accordé à des discours venant de ces derniers ?
Quand la journaliste se lance à des affirmations globalisantes selon lesquelles la Belgique abrite des génocidaires qui sont éparpillés partout sur son territoire, elle diabolise tous les Rwandais qui vivent en Belgique. Celui qui va les croiser va se dire : tel fait partie de ces génocidaires qui résident en Belgique. Tous les Rwandais, Hutu et Tutsi, souffriront de cette globalisation.
La RTBF perd sa crédibilité en préparant une émission qui aborde partiellement et, pis encore, partialement le génocide rwandais. Une telle émission est de nature à entretenir des tensions.
Je ne me prononce pas sur les charges accablantes visant les personnes identifiées nommément. Il devra leur revenir de se prononcer en primeur là-dessus.
Bonne nuit !
Kacyiru, le 3 septembre 2008
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Quatre présumés génocidaires rwandais à Bruxelles4 septembre 2008, par Aloys Twambaze
Dans cette émission j’ai noté quelques deux petits détails (j’en ai raté d’autres certainement) qui ne m’ont laissé aucun doute quant à l’intention de cette "journaliste" ! 1. Avez-vous remarqué dans l’émission quand des personnes voulaient appeler chez Rwabukumba en utilisant une sonnette blanche placée seule sur un mur avec ses noms dessus ? Je connais l’habitation de Rwabukumba : son nom ne figure sur aucune sonnette du grand building qui l’abrite. La sonnette qui permet d’appeler chez lui se trouve au milieu de dizaines d’autres sonnettes, n’ est pas de couleur blanche et porte le nom mal orthographié de son épouse. 2. Avez-vous remarqué ce soit disant capitaine des anciennes FAR qui accablait ces dernières en racontant les exactions auxquelles ils se seraient adonnés ! Si vous saviez que ce type n’a jamais fait partie des FAR . Si Madame la journaliste veut la preuve, elle n’a qu’à me chercher, je lui montrerai les noms de tous les officiers FAR, la date de leur sortie de l’EO - ESM, les dates respectives de leurs promotions etc....
J’ai vraiment honte pour une journaliste qui se dit professionnelle, qui devrait avoir entière confiance en ses sources... (créées ou imaginaires) . Aloys Twambaze
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RTBF : Les génocidaires parmi nous2 septembre 2008
Cela montre à suffiance combien le point de vue des concernés arbitrairement jugés que sont ces Rwandais, mais aussi des Africains en général, n’est pris en compte que très rarement par les médias du Nord. Les sujets qui nous concernent et qui nous interpellent - nous Africains en général -, sont traités et débattus sur notre dos par des journalistes ou d’autres qui se foutent complètement de ce qu’on pourrait bien en penser ou en ressentir. Sinon, comment expliquer que des journalistes récidivent en lançant des accusations très graves de "tueurs" et de "génocidaires" en liberté sans même avoir pris la peine de les vérifier rigoureusement ? On cherche à faire des audiances de télévision en piétinant allègrement l’honneur et la dignité des personnes, tout en ne se souciant que très peu de ce qu’elles en ressentiront et de l’impact négatif certain sur l’image d’une communauté entière.
Cela caractérisent le mépris réel que tous ces journalistes (mais pas seulement eux) ont à notre égard. N’importe qui parmi eux pourra nous traîner dans la boue injustement et arbitrairement, de toute façon, rien de sérieux ne pourra lui arriver puisque, estiment-ils, notre voix est totalement insignifiante. Parmi toutes ces personnes traitées de "tueurs" ou de "génocidaires" en liberté, combien ont-elles reçu ne fût-ce que des excuses de ces journalistes accusateurs et inquisiteurs ? On a beau envoyer des courriel au service de médiation de ces médias, très rarement une suite en est donnés.
Le Vif/L’express et maintenant la RTBF, sans parler de quelques autres journalistes qui s’en donnent à coeur joie à faire des artcles tendancieux dans certains autres journaux.
S’il se trouve des individus de la communauté rwandaise de Belgique en général qui cautionnent toute cette bassesse et qui se réjouissent de salir impuniment la réputation des autres pour des visées obscures de politique politicienne au service quelque parti(e), ces gens devraient avoir honte et se demander si, à long terme, ils servent réellement tous les membres de la communauté rwandaise. PRENEZ GARDE AUX DIVISIONS QUE VOUS ENTRETENERIEZ.
J’enrage.
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RTBF : Les génocidaires parmi nous5 septembre 2008, par Ndahimana Joseph
Cher propriétaire de NKB,
Permets-moi de te remercier pour ces divers points de vue que tu nous livres en rapport avec l’émission de la RTBF de ce mercredi 03 septembre 2008. Il en ressort clairement que trop de légèreté a été à la base de la conception de cette émission. C’est, si besoin en était, une preuve malheureuse de plus, que des leaders d’opinions belges, à différents niveaux, demeurent disposés à mettre en péril le destin du peuple rwandais, en se refusant de regarder en face certaines réalités qui touchent notamment à l’amour propre d’un pays (la Belgique) qui a hérité, malgré lui, de la gestion du sort de la région des Grands Lacs. Mais, hélas, les choses étant ce qu’elles sont, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a ! Nous pourrions, en effet, être en tort d’attendre trop d’un pays dont les choix préférentiels s’orientent vers des questions sans valeurs. Entre autres en matière de gestion des sujets communautaires et ceux en rapport avec les immigrés ou les ex-colonies.
Joseph
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RTBF : Les génocidaires parmi nous5 septembre 2008, par G.D
On n’est pas sorti de l’auberge !!! L’humanité toute entière continue à soffrir du virus de la haine, l’ignorance ou le refus d’accepter son tort et de revenir à la raison. Comment les gens comme vous qui pensez que quiconque qui cherche la vérité sur le génocide des tutsi du rwanda ou qui dénonce les génocidaires rwandais sème la division, de la bassèsse, sali la "réputation" de ceux là... (ça me dépasse de savoir qu’il soient mes compatriotes d’ailleurs)et encore qu’il ne connait pas son métier ?! Non. Un peu de tenue...vs faites la honte. N’est-ce pas que vous remplissez le bus des indignes de ce monde !!!!!!!??
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RTBF : Les génocidaires parmi nous6 septembre 2008, par D.G.
On n’est pas sorti de l’auberge !!! L’humanité toute entière continue à souffrir du virus de la haine, l’ignorance ou le refus d’accepter son tort et de revenir à la raison. Comment les gens comme vous qui pensez que quiconque qui cherche la vérité sur les crimes du Front patriotique rwandais ou qui dénonce les criminels de guerre rwandais sème la division, de la bassèsse, sali la "réputation" de ceux là... (ça me dépasse de savoir qu’il soient mes compatriotes d’ailleurs)et encore qu’il ne connait pas son métier ?! Non. Un peu de tenue...vs faites la honte. N’est-ce pas que vous remplissez le bus des indignes de ce monde !!!!!!!??
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RTBF : Les génocidaires parmi nous12 septembre 2008, par Polycarpe
Ce que nos amis les belges et les journalistes en particulier doivent savoir, c’est que je viens de tomber sur un rapport de la Commission Unité et Réconc du Rwanda qui dit que
61% de Rwandais confirment que les témoignages sur le génocide (Gacaca,...) sont FAUX (False dans le texte anglais)
Ce chiffre est de : 83% chez les prisonniers, mais aussi -tenez-vous bien- de 55% chez les rescapés !!! Plus de la moitié des rescapés affirment qu’ils mentent quand ils témoignent....
Salut.
Polycarpe
NB. le rapport peut être consulté publiquement !
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Nouvelles de Kigali à Bruxelles
Les Nouvelles de Bruxelles
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